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La pollution automobile représente 18% des émission de CO2

pollution automobile à ParisPour la première fois depuis 17 ans, après cinq jours d’alerte aux particules fines, la circulation alternée a été imposée aux Parisiens le 17 Mars 2014.
Si pour certain, la décision a été prise tardivement, la Samedi après-midi pour le Lundi, c’est qu’il s’agit surtout d’une mesure politique, une manoeuvre pré-électorale à une semaine des élections municipales.

Quelle est la définition des particules fines
Inférieures ou égale à 10 microns, les particules fines représentent une très grande variété d’éléments, composés chimiques qui sont soit des matières organiques soit des matières minérales, des sulfates, des nitrates, un ensemble d’éléments aux compositions chimiques extrêmement riches.

Dans cet ensemble de petites particules, il y a une très grande variété d’éléments chimiques et la nature de ces éléments chimiques détermine ou aide à déterminer quelle est la source émettrice de ces particules.
C’est à partir de l’analyse chimique qu’on va savoir si l’agriculture par les épandages d’engrais par exemple peut être responsable d’une partie de la hausse des particules, on peut savoir si l’automobile et notamment le diesel est responsable des émissions de particules, s’il peut s’agir de particules d’origine étrangère etc.

Selon l’Ademe, les particules fines proviennent à 14% du trafic routier, 34% du chauffage résidentiel, 31% de l’Industrie et 21% de l’agriculture et cela, c’est sans compter sur leur capacité à voyager parfois sur plusieurs centaines de kilomètre comme cela s’est vérifié ces derniers jours en Ile de France.
Sur les journées de Mardi et Mercredi, à la pollution locale est venue s’ajouter de l’import avec des vents de nord-est et du nord de la France et de l’Europe allant de la Belgique aux Pays-Bas en passant par l’Allemagne et la Pologne. C’est le cumul des deux qui ont fait dépasser les seuils d’alerte.

Rappelons néanmoins qu’au niveau national, des efforts ont été faits dans tous les secteurs d’activité, avec une réduction de plus de 50 % des particules fines en 20 ans.
Exemple dans l’automobile avec une innovation majeure, les filtres à particules apparus il y a une quinzaine d’année et rendus obligatoire sur les voitures diesels neuves vendues après le 01/01/11. Reste à renouveler le parc automobile français ; du fait de sa vétusté, seul ¼ des véhicules en circulation en sont équipés.
Si le système de circulation alternée avec comme paramètre les numéros pairs ou impairs de la plaque d’immatriculation est certes imperfectionné il a le mérité d’exister et permet de diminuer la pollution issu du trafic routier.

Baisse de la vitesse sur le périphérique parisien

peripherique_parisien

C’est officiel, la vitesse va être réduite à 70km/heure maximum au lieu de 80 sur le périphérique parisien à partir du mois de Janvier 2014. L’objectif serait de lutter contre la pollution ; les associations d’automobilistes ne sont pas de cet avis, un périphérique ou n’importe comment, on atteint rarement cette vitesse sauf la nuit.

Le premier ministre a tranché ce matin, à partir du 1er Janvier 2014, sur le périphérique parisien, la vitesse va passer de 80 à 70km/h, la décision a été prise en concertation avec les ministres de l’écologie, des transports et de l’intérieur.

Pour ou contre ?

Selon les associations d’automobilistes, opposée depuis plusieurs années à ce projet, cette mesure est sans intérêt car la vitesse moyenne sur le périphérique est de 37km/heure. L’objectif de cette mesure est de diminuer la pollution.

Depuis plusieurs mois, le Maire de Paris réclamait cette baisse de vitesse. Elle permettrait de fluidifier le trafic aux heures creuses et de limiter les accélérations trop brusques aux heures de pointe. Les autres bénéfices seraient de réduire le bruit et les accidents. Selon Airparif, l’organisme chargée de mesurer la pollution, la baisse de 10km/heure réduirait les émissions d’oxyde d’azote de moins de 5%

Les options de transport au départ d’un aéroport

Votre mission, ce jour, si vous l’acceptez, est de relier l’aéroport d’Orly à Paris, quelles sont les options de transports possibles ?

SI l’atterrissage s’est fait en douceur sur le tarmac, voila que les choix parfois s’imposent, parfois cornélien. Plusieurs options faces à vous :

 

Option 1, la voie traditionnelle avec une profession historique que nous connaissons bien, les taxis.

Je vais monter à bord, annoncer ma destination, suivre, tout du long du trajet, du coin de l’œil le compteur en espérant qu’il ne s’envole pas trop avec un bouchon mal placé ou un croisement bloqué qui oblige à une bifurcation sur l’itinéraire.

Un peu stressant mais au moins on sait à quoi s’en tenir, et en plus depuis peu je peux réserver en ligne mon trajet en taxi partagé, je paye en avance ma course à un tarif fixe en échange d’accepter de voyager avec d’autres clients sur le même parcours.

 

Option 2, je peux anticiper, et m’offrir le luxe d’un chauffeur, ca fait des siècles que cela existe, on en rêve, un véhicule de tourisme avec chauffeur, il vient me chercher à la descente de mon avion, je n’ai plus qu’à monter à bord, je sais ou je vais, pour combien je vais en avoir à peu près mais plein de doute quand même parce qu’on fait tellement de bruit dans les medias avec ce système de transport que les questions se bousculent dans ma tête :

Le vtc est-il légal, suis-je assuré, comment sont fixés les tarifs, qui forme les conducteurs, les assurances, la réglementation, ca devient compliqué tout ca…

 

Sinon, je peux toujours céder à la tentation de ces motos taxis à Orly, je n’ai qu’à lever le bras, enfiler un casque et me faufiler à travers les voitures jusqu’à ma destination, reste encore à arriver entier, en vie, mes interrogations sont de retours.

 

Finalement, ce sera l’option 4, je crois que je vais prendre le RER ou le Métro, ce n’est pas gagné mais au moins ca me laissera le temps de réfléchir.

Alors les bouchons ca vient d’où ?

bouchons_parisiensDu stress, de la fatigue et de l’argent, les embouteillages coûtent cher à l’économie française tant en énergie qu’en temps perdu, 5.6 milliards d’euros par an, soit 623€ par foyer possédant une voiture. Il coûte du temps également, aux abords des grandes villes, un automobiliste perd en moyenne 1h30 par jour à cause des bouchons. On connait même le prix par conducteur d’une heure perdu dans les bouchons 11.70€. Quant au carburant, c’est un gaspillage de 530 millions d’euros.

A la base, les embouteillages est un phénomène physique qui se comprend assez facilement. Quand le nombre de gens, voulant se déplacer sur un axe dans une direction déterminée, devient supérieur à la capacité de cet axe, vous avez une file d’attente qui se forme, ces fameux embouteillages.

Concrètement, cela signifie comme en plomberie, la mécanique des fluides s’applique à la circulation. Exemple avec une Autoroute standard à 3 voix conçu pour accueillir 6000 véhicule heure, au-delà, le trafic ne peut plus être fluide car il excède les capacités du tuyau, la première cause des bouchons est donc purement mécanique. C’est une sorte de Phénomène d’entonnoir, à un moment donné,  les bureaux qui vont se vider à une heure donnée, tout le monde veut à ce moment là rentrer chez soi.

Mais les bouchons ont eu une autre cause et pour les comprendre, il faut se rendre dans les sous-sols de la préfecture de Police de Paris ou 1100 caméras surveillent le trafic 24/24. La Capitale, Paris concentre 40% des bouchons français.

On explique l’autre cause des bouchons par le mauvais comportement des automobilistes, un individu peut à lui seul créer un embouteillage, coup de frein intempestif, changement de fil intempestif provoquent des ralentissements très important.

La deuxième cause des bouchons est purement comportementale.

Il y a des voitures avec lesquelles les bouchons sont tout de même moins désagréables. La solution va peut être venir des constructeurs qui travaillent, pour la plupart, sur des voitures capables à terme d’évoluées seules dans la circulation;  elles s’auto-régulent c’est-à-dire qu’elles freinent ou qu’elles accélèrent en gardant une distance de sécurité par rapport à la voiture qui précède.

Le phénomène bouchon est loin d’être figé, en réalité il évolue au rythme de la société. Avec Internet par exemple certains déplacements peuvent désormais être évités avec pou conséquence une diminution ou plutôt une évolution du trafic routier. On constate déjà des phénomènes d’étalement des pointes liés aux stratégies personnelles des usagers et également aux possibilités qui sont données par une organisation plus souple du temps de travail.

En attendant la disparition improbable des embouteillages, et si vous n’avez pas les moyens de vous offrir une voiture bardée de technologie, il existe des applications sur Smartphone comme Sytadin en Ile de France et la plupart des grandes villes ont leur service Info trafic.

Un dernier chiffre pour conclure. En 2012 un automobiliste parisien a passé en moyenne l’équivalent de 2 semaines dans les bouchons, les charmes de la capitale.