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Déconfinement, comment organiser une économie et une vie sociale avec moins de mobilité ?

Déconfinement, il est de nouveau possible de circuler en France mais à quoi faut-il s’attendre, la tentation ne sera-t-elle pas de se déplacer en voiture, bien installé dans son
automobile au risque de créer de gigantesque bouchon. A plus Long Terme, cette épidémie va-t-elle changer notre façon de voyager ?

La façon la plus sûr de circuler à partir du 11 mai sera-t-elle la voiture ? Est-ce la fin des vols low-cost ? Quid de l’avenir de la SNCF qui annonce déjà une perte de 2 milliards d’euros à cause du confinement et qui sollicite une aide de l’état ?

Il faut désormais reprendre le travail, il faut que l’économie reparte, mais les transports de masse tels le bus, le métro sont difficilement compatibles avec la distanciation sociale. En matière de mobilité, une série de mesure est mise en place pour la réorganisation des transports en commun afin de maintenir une distanciation sociale avec le marquage au sol, la vidéo surveillance pour le décompte des passagers, l’étalement des créneaux horaires, 1 siège sur deux dans les bus et les trains, l’usage de gel hydroalcoolic, le port du masque etc ; on réorganise donc les transports en commun afin de réduire les risque de contagion et en parallèle, on augmente de l’offre de transport alternatif avec la micro mobilité à savoir le vélo, piéton, les trottinettes électriques, l’augmentation des pistes cyclables.

Mais comment circuler sans risque ?

Les opérateurs de transport et élus locaux s’organisent avec différentes mesures ; la désinfection des bus pour éliminer toute trace de virus, les distances à respecter avec 1 siège sur deux. Bus, tramway et métro se remettent en route, la RATP prévoir de passer de 30% à 70% de ram en circulation, le port du masque sera obligatoire.

Il est en effet impossible de respecter les mesures de distanciation sans augmenter l’offre de transport. Selon les syndicats, SNCF et RATP ne peuvent pas faire de miracles, il va falloir réguler les entrées dans les infrastructures de transport, dans les bouches de métro et sur les quais comme le font les italiens à Milan. Le problème se pose particulièrement dans les transports publics en Ile de France du fait de la taille du réseau de transport et de l’afflux de voyageurs.

Les transports sont des foyers potentiels de contamination, alors pour éviter un recours massif à la voiture individuelle, le gouvernement joue aussi une autre carte, le 2 roues avec par exemple à Paris des pistes cyclables calquées sur le plan de certaine ligne de métro. Pour les trajets les plus longs en revanche, peu d’alternatives, la Sncf prévoit 1 train sur 2 dès le 11 mai et coté sécurité, elle s’en remet à l’usager pour limiter leur déplacement et privilégier le télétravail.

A Paris, Anne Hidalgo a pris des mesures, la rue de Rivoli sera interdite aux voitures et réservée uniquement aux bus, taxis, véhicules d’urgence et aux vélos. Certes, le vélo peut apporter une partie de la réponse mais le bassin d’emploi ne s’arrête pas au périphérique et tout le monde ne peut pas venir travailler en vélo.

Pour prendre du recul, il faut des mesures pour gérer la demande, il faut revoir notre rapport à la mobilité, voyager moins, voyager mieux, se déplacer à des horaires différents, le recours au télétravail. Il faut penser en terme de service de mobilité ; à l’avenir, le transport ne se résume pas à l’utilisation du véhicule individuel et du métro mais il faut penser à comment aller d’un point à un autre en utilisant toute une série de moyens de transport qui peuvent être un véhicule en auto partage, la bicyclette pour terminer un trajet ou se rendre à son bureau ; c’est une transformation complète de l’économie des transports. Au lieu d’être propriétaire d’un véhicule que l’on utilise 5 % de son temps de vie, pourquoi ne pas utiliser différents service de  mobilité pour aller d’un point à un autre?

Il faut également des réseaux internet qui puissent répondre à cette demande de télétravail, l’infrastructure en fibre optique va devenir un besoin aussi fondamental que l’électricité ou la fourniture d’eau, c’est un des enjeux majeurs de même que la 5G offrant un réseau mobile très performant.

 

Et le trafic aérien ?

Le trafic aérien est quant à lui quasiment et à l’arrêt et on redoute une hécatombe dans le secteur avec des avions bloqués au sol, alignés sur le tarmac. Quel avenir pour la compagnie Air France ?

Les compagnies aériennes sont assommées par le covid19, et les plans sociaux se multiplient. En mars, le trafic aérien mondial a diminué de 52.9 % par rapport à la même période de l’an dernier, une baisse historique. Le défi pour l’aviation est de relancer le trafic.

Les compagnies aériennes vont-elles acceptées de faire tourner leur avion à seulement 50% de leur capacité. Dans ce cas, le prix du billet devrait quasiment doubler. Si on divise par deux le taux de remplissage des avions, le modèle économique des compagnies aériennes qui est déjà fragile en temps normal avec les variations de prix du kérosène, les variations des péages dans les aéroports n’est plus rentable.

Les compagnies qui ne sont pas aidées par leur gouvernement connaissent déjà un taux de chômage partiel important et des licenciements donc l’économie du système aujourd’hui tient entièrement entre les mains des états. Sont-ils prêt à soutenir ces entreprises pour qu’elles ne s’effondrent pas et les états vont-ils imposés des règles de distanciation physique entre passager qui vont réduire drastiquement les conditions de rentabilité. Si on divise par deux le taux de remplissage des avions,, le modèle économique des avions va s’effondrer ; sans le soutien des états, c’est toute l’industrie qui s’effondre, mais le soutien des états, ce ne sont que des dettes donc des dépenses fiscales et impôts supplémentaires pour l’avenir.

Dans les aéroports, des caméras thermiques affichent en temps réel la température des voyageurs, une première en France ; dans les avions, un viruside est diffusé tous les 5 jours, les Cabines sont désinfectées, il n’y a pas de siège condamné entre les passagers pour le moment car cela n’est pas viable économiquement pour les compagnies et cette mesure est inutile au niveau sanitaire d’après le médecin Air France, qui explique que l’air est recyclée dans les avions toutes les 3 minutes donc la diffusion du virus est très limitée et avec le port du masque en plus, le risque est encore moindre. Le masque est distribué à ceux qui n’en auront pas dans leur entrée dans la cabine. Les vols pourraient reprendre à hauteur de 30% de la normale, cet été.

Le système aérien va devoir se réinventer, cette crise sanitaire est une crise systémique, on peut espérer un retour à la normal sous les 3 ans

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