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Deux collègues covoiturant sur le périphérique parisien sur la voie réservée au covoiturage, marquée d'un losange blanc

Covoiturage à Paris et en Île-de-France : BlaBlaCar Daily, voies réservées et tout ce qui a changé en 2025-2026

Le covoiturage quotidien en Île-de-France n’est plus une pratique de niche réservée aux convaincus de la première heure. Depuis mars 2025, une voie entière du boulevard périphérique parisien, de l’autoroute A1 et de l’A13 est réservée aux véhicules transportant au moins deux personnes aux heures de pointe. Des radars verbalisent les contrevenants depuis mai 2025. BlaBlaCar Daily revendique 2,8 millions d’usagers en Île-de-France. Et la région subventionne chaque trajet entre 1,50 et 3 euros par passager.

Le message est clair : covoiturer en Île-de-France n’a jamais été aussi accessible, aussi incité et aussi structuré. Ce guide fait le point sur tout ce qu’il faut savoir pour en profiter concrètement, que vous soyez navetteur en grande couronne ou conducteur cherchant à amortir vos frais de déplacement.

1. Pourquoi le covoiturage quotidien décolle en Île-de-France

L’Île-de-France concentre des défis de mobilité uniques en Europe : 12 millions d’habitants, un réseau de transports en commun dense mais saturé en heure de pointe, et surtout 70 % des covoiturages BlaBlaCar Daily qui proviennent de la grande couronne — des zones où le réseau ferroviaire ne couvre pas tous les besoins de déplacement domicile-travail.

Avant même le lancement des voies réservées en mars 2025, les chiffres donnaient la mesure du potentiel : BlaBlaCar Daily était déjà passé de 900 000 trajets en Île-de-France en 2019 à 3,2 millions. La mise en place des voies dédiées et la subvention régionale ont amplifié cette dynamique en rendant le covoiturage à la fois plus rapide (voie dédiée = gain de temps concret) et moins cher (jusqu’à gratuit pour le passager avec un Pass Navigo).

2. Les voies de covoiturage en Île-de-France : ce qui a changé depuis mars 2025

Le dispositif en place depuis le 3 mars 2025

Depuis le 3 mars 2025, trois axes routiers franciliens disposent d’une voie réservée au covoiturage et aux transports en commun pendant les heures de pointe :

  • Le boulevard périphérique parisien : la voie de gauche, dans les deux sens de circulation, de la Porte de Bercy au Quai d’Issy. Horaires : lundi au vendredi, 7h–10h30 et 16h–20h.
  • L’autoroute A1 : 11,3 km dans le sens province-Paris (entre Roissy-en-France et Saint-Denis), 3 km dans le sens Paris-province (Saint-Denis jusqu’à l’A86). Horaires : 6h30–10h sens province-Paris, 17h–18h30 sens Paris-province.
  • L’autoroute A13 : 7 km dans le sens province-Paris (Rocquencourt jusqu’au tunnel de Saint-Cloud). Horaires : 7h–10h.

Ces voies sont matérialisées par un losange blanc peint sur la chaussée et des panneaux de signalisation spécifiques. Elles sont également accessibles aux taxis, aux VTC, aux bus, cars et transports scolaires, ainsi qu’aux titulaires d’une carte mobilité inclusion.

Qui peut y circuler ?

Pour emprunter ces voies réservées, il faut remplir l’une des conditions suivantes :

  • Avoir au moins 2 personnes à bord du véhicule (conducteur + 1 passager minimum)
  • Être un véhicule de transports publics collectifs (bus, autocar, transport scolaire)
  • Être un taxi ou un VTC en service
  • Être un véhicule de secours ou des forces de sécurité
  • Être titulaire d’une carte mobilité inclusion stationnement (PMR)

Attention : un animal de compagnie à bord ne compte pas. Un passager gonflable non plus. Des radars spécifiques ont été déployés pour contrôler le respect de ces règles, avec une verbalisation active depuis le 2 mai 2025. L’amende pour circulation sur voie de covoiturage sans remplir les conditions s’élève à 135 €.

Bilan et pérennisation

Des bilans intermédiaires ont été établis en septembre et décembre 2025, puis en mars 2026. Sans attendre la publication des résultats définitifs, les signaux sont suffisamment positifs pour que la pérennisation du dispositif ne soit pas remise en question à court terme. L’objectif affiché par l’État est de tripler l’utilisation du covoiturage quotidien en Île-de-France d’ici 2030, et ces voies en sont le levier principal.

3. BlaBlaCar Daily : comment fonctionne l’application en Île-de-France

BlaBlaCar Daily est l’application de référence pour le covoiturage quotidien en France. Elle se distingue de BlaBlaCar longue distance par son fonctionnement adapté aux trajets réguliers domicile-travail.

Le principe de base

Un conducteur publie son trajet habituel (horaires, itinéraire, jours de la semaine). Des passagers ayant un trajet compatible peuvent rejoindre la voiture. Le matching est automatisé par l’algorithme, qui revendique un taux de 95 % en Île-de-France. Les échanges financiers se font via l’application — le conducteur reçoit une compensation, le passager paye (ou voyage gratuitement selon les conditions).

Les tarifs pour les passagers en Île-de-France

C’est l’un des points les plus méconnus et pourtant les plus attractifs du dispositif :

  • Avec un Pass Navigo : le trajet est gratuit. La subvention d’Île-de-France Mobilités couvre intégralement le coût du passager.
  • Sans Pass Navigo : le passager paie 0,50 € par trajet, quel que soit la distance.

Ces conditions sont le résultat d’un partenariat entre BlaBlaCar Daily et Île-de-France Mobilités, actif depuis 2017 et régulièrement renouvelé. La subvention s’applique automatiquement dans l’application, sans démarche particulière de la part de l’usager.

La compensation pour les conducteurs

Les conducteurs perçoivent une indemnisation proportionnelle à la distance et au nombre de passagers transportés, calculée automatiquement selon le parcours. Cette compensation est considérée comme un partage de frais entre particuliers et est non imposable selon l’administration fiscale française, dans les conditions actuelles. Elle permet concrètement de couvrir tout ou partie des frais de carburant et d’entretien liés au trajet domicile-travail.

La Garantie Retour : la sécurité qui lève les dernières réticences

L’une des principales freins au covoiturage quotidien est la crainte de se retrouver bloqué en cas d’annulation du conducteur pour le trajet retour. BlaBlaCar Daily a répondu à cette problématique avec la Garantie Retour Maison, développée en partenariat avec MAIF et Uber : en cas d’annulation de dernière minute du trajet retour, la plateforme assure le retour à domicile via un service de substitution.

4. Covoit’IDFM : l’application alternative d’Île-de-France Mobilités

En parallèle de BlaBlaCar Daily, Île-de-France Mobilités a lancé sa propre application de covoiturage, Covoit’IDFM, pour les déplacements des habitants de la région. Bien que moins connue que BlaBlaCar Daily, cette application bénéficie du soutien institutionnel direct d’IDFM et des collectivités territoriales partenaires.

Elle fonctionne selon le même principe de subvention : voyage gratuit ou quasi-gratuit pour les passagers, compensation pour les conducteurs. Son avantage : elle est directement intégrée dans l’écosystème des transports franciliens et peut apparaître dans les résultats du calculateur d’itinéraires IDFM pour les trajets où le covoiturage est pertinent.

5. Le covoiturage en dehors des voies réservées : les autres axes

Les voies réservées sur le périphérique, l’A1 et l’A13 ne couvrent qu’une partie du réseau routier francilien. D’autres axes sont concernés par des dispositifs similaires ou complémentaires :

  • L’A6 (vers Orly et la grande couronne sud) : mentionnée dans le plan de mobilité francilien comme axe prioritaire pour une future extension des voies covoiturage.
  • Les voies express et nationales en grande couronne : certaines communes et communautés d’agglomération ont déployé leurs propres dispositifs locaux, parfois en partenariat avec BlaBlaCar Daily ou d’autres opérateurs.

L’enjeu principal reste la grande couronne, où 70 % des covoiturages BlaBlaCar Daily en Île-de-France ont lieu. Ces zones, éloignées du réseau ferroviaire dense, concentrent les besoins les plus importants et les gains de temps les plus significatifs pour les navetteurs.

6. Covoiturage et grève des transports : la combinaison gagnante

Les jours de perturbation des transports en commun, BlaBlaCar Daily devient une alternative particulièrement attractive. Contrairement aux taxis et VTC dont les prix explosent avec le surge pricing, le coût du covoiturage reste fixe (0,50 € ou gratuit avec Navigo). Les voies réservées permettent en outre d’éviter une grande partie des bouchons causés par le report modal.

La limite reste la dépendance aux horaires du conducteur — vous ne pouvez pas partir à l’heure que vous souhaitez, mais à l’heure du conducteur. C’est pourquoi le covoiturage fonctionne mieux pour les trajets réguliers et prévisibles que pour les déplacements d’urgence. Pour les situations d’urgence, les taxis, VTC et moto-taxis restent les alternatives les plus réactives, comme nous l’avons détaillé dans notre guide sur les alternatives en cas de grève RATP.

7. Le covoiturage vs les autres modes de transport : quel bilan ?

Critère Covoiturage BlaBlaCar Daily Transports en commun Taxi / VTC
Coût passager Gratuit (avec Navigo) ou 0,50 € Compris dans l’abonnement Navigo 15–60 € selon distance et heure
Flexibilité horaire Faible (dépend du conducteur) Bonne (fréquences élevées) Totale (à la demande)
Zones couvertes Grande couronne +++ Paris et petite couronne +++ Partout
Confort Bon (voiture personnelle) Variable (bondé aux heures de pointe) Excellent
Fiabilité en grève Bonne (si conducteur disponible) Mauvaise Bonne (mais prix élevé)
Impact environnemental Très positif (mutualisation) Positif Neutre à positif (véhicules électriques)

Conclusion

Le covoiturage quotidien en Île-de-France est entré dans une nouvelle phase de maturité en 2025-2026. L’instauration des voies réservées sur le périphérique et les autoroutes A1 et A13, combinée aux subventions d’Île-de-France Mobilités qui rendent les trajets gratuits ou quasi-gratuits pour les passagers, a transformé une pratique marginale en alternative crédible pour des centaines de milliers de navetteurs. BlaBlaCar Daily et ses 2,8 millions d’usagers franciliens en sont la preuve la plus tangible.

Pour les résidents de la grande couronne mal desservie par le ferroviaire, c’est aujourd’hui l’une des solutions les plus économiques et les plus confortables pour le trajet domicile-travail. Pour les conducteurs, c’est un moyen simple d’amortir les frais d’un trajet qu’ils effectuent de toute façon. Pour tous, c’est l’opportunité de gagner du temps sur des voies dédiées qui récompensent concrètement le partage. Retrouvez tous nos guides sur les modes de transport à Paris dans notre section Conseils voyageurs.

FAQ : Covoiturage à Paris et en Île-de-France

Le trajet est-il vraiment gratuit avec BlaBlaCar Daily et un Pass Navigo ?

Oui. La subvention d’Île-de-France Mobilités couvre intégralement le coût du trajet pour les passagers détenteurs d’un Pass Navigo. Sans Navigo, le trajet coûte 0,50 €. Cette subvention s’applique automatiquement dans l’application, sans démarche particulière.

Que risque-t-on à rouler seul sur la voie de covoiturage ?

Une amende de 135 €. Des radars spécifiques contrôlent le respect des règles depuis mai 2025. Les voies sont activées du lundi au vendredi aux heures de pointe (7h–10h30 et 16h–20h sur le périphérique).

BlaBlaCar Daily fonctionne-t-il pour des trajets intégralement dans Paris ?

BlaBlaCar Daily est principalement conçu pour les trajets banlieue-Paris ou banlieue-banlieue. Pour les trajets intra-Paris courts, les transports en commun, le Vélib’ ou les taxis restent plus adaptés. La valeur ajoutée du covoiturage est surtout visible sur les trajets de 15 à 50 km en grande couronne.

Comment rejoindre un conducteur BlaBlaCar Daily si je n’ai pas le même point de départ exact ?

L’application calcule des points de rencontre adaptés (parking relais, arrêt de bus, carrefour) pour optimiser le trajet du conducteur tout en restant pratique pour le passager. En Île-de-France, les parkings relais P+R situés en périphérie de Paris sont souvent utilisés comme points de rencontre intermédiaires.

Le covoiturage BlaBlaCar Daily est-il fiable pour un trajet quotidien ?

Le taux de matching revendiqué est de 95 % en Île-de-France. La Garantie Retour Maison (en partenariat avec MAIF et Uber) couvre les cas d’annulation de dernière minute pour le trajet retour. La fiabilité augmente avec la régularité : plus votre trajet est fréquent et standard, plus les correspondances seront stables dans le temps.

Comparatif des trois modes de transport parisiens : taxi, VTC et moto-taxi côte à côte dans une rue parisienne

Taxi, VTC ou Moto-Taxi à Paris : comparatif complet 2026

Taxi, VTC, moto-taxi : trois modes de transport privé coexistent à Paris, et la confusion entre eux est quasi universelle. Dans la rue, dans les aéroports, dans les gares — la question revient sans cesse : lequel choisir ? Lequel est le moins cher ? Lequel sera là à l’heure ? Lequel peut me prendre sans réservation ?

La réponse honnête est que les trois ont leur utilité, mais dans des situations radicalement différentes. Choisir le mauvais mode selon le contexte, c’est payer trop cher, attendre trop longtemps ou rater son avion. Ce guide comparatif vous donne les clés pour ne plus jamais hésiter, en détaillant les différences juridiques, tarifaires et pratiques entre ces trois options — avec des données actualisées pour 2026.

1. Les bases : ce que la loi dit vraiment

Avant de comparer les prix et les services, il faut comprendre une distinction juridique fondamentale que beaucoup ignorent : taxi, VTC et moto-taxi ne sont pas soumis aux mêmes règles, et cette différence a des conséquences très concrètes pour l’utilisateur.

Le taxi : le seul autorisé à marauder

Le taxi parisien est défini par son autorisation de stationnement (ADS), aussi appelée licence, délivrée par la Préfecture de Police de Paris. Ce document lui confère un privilège exclusif : le droit de maraude. Concrètement, un taxi peut circuler sur la voie publique à la recherche de clients, stationner aux stations de taxis et être hélé dans la rue par n’importe quel passager.

Ce monopole de la maraude a une contrepartie directe : le taxi ne peut pas refuser un client dans sa zone d’exercice (sauf motif légitime reconnu par la loi), et ses tarifs sont plafonnés par arrêté ministériel. Les taxis parisiens ont également accès en permanence aux voies de bus, ce qui leur confère un avantage concret aux heures de pointe — jusqu’à 15 à 20 minutes de gagnées sur un trajet CDG-Paris selon les conditions de trafic.

Le VTC : réservation obligatoire, prix libre

Un véhicule de transport avec chauffeur (VTC) est une voiture de tourisme de moins de 6 ans, dont le chauffeur est titulaire d’une carte professionnelle VTC. La différence fondamentale avec le taxi : un VTC ne peut jamais prendre en charge un client sans réservation préalable. Il est interdit de stationner en maraude, de circuler à la recherche de passagers, et d’être hélé dans la rue. Cette règle est absolue et son non-respect constitue un délit (exercice illégal de la profession de taxi).

En contrepartie de cette contrainte, le VTC bénéficie d’une totale liberté tarifaire : le prix est fixé par la plateforme ou le prestataire, sans plafond réglementaire. C’est cette liberté qui permet aux plateformes d’appliquer une tarification dynamique (surge pricing) aux heures de forte demande — et qui peut faire quadrupler le prix d’une course en quelques minutes.

Le VTC ne peut pas non plus circuler sur les voies de bus. Ce détail, souvent ignoré, a un impact réel aux heures de pointe sur les grands axes parisiens.

Le moto-taxi : rapidité maximale, confort minimal

Le moto-taxi (officiellement appelé VMDTR — Véhicule Motorisé à Deux ou Trois Roues) est encadré par le même régime juridique que le VTC : réservation préalable obligatoire, carte professionnelle spécifique (vignette bleue), prix librement fixé. Il bénéficie en revanche d’avantages de circulation uniques : circulation en interfile sur les voies rapides et autoroutes, accès aux voies de bus sur les grands boulevards, temps de trajet quasi insensible aux embouteillages dans la majorité des situations.

2. Le tableau comparatif complet

Critère Taxi VTC Moto-Taxi
Réservation Optionnelle (maraude possible) Obligatoire Obligatoire
Prise en charge immédiate dans la rue ✅ Oui (lumineux vert) ❌ Non ❌ Non
Tarif Réglementé (compteur + forfaits aéroport) Libre (dynamique selon demande) Libre (fixé à la réservation)
Voies de bus ✅ Oui ❌ Non ✅ Oui
Interfile / circulation 2 roues ❌ Non ❌ Non ✅ Oui
Capacité passagers 4 max (berline) / 7 (van) 4 max (berline) / 7 (van) 1 passager
Bagages Coffre standard Coffre standard à grand (van) Sac cabine uniquement
Paiement espèces ✅ Obligatoire d’accepter Selon plateforme Selon prestataire
Prix moyen Paris intra-muros (20 min) 12–18 € 10–25 € (variable) 40–55 €
Prix vers CDG 56–65 € (forfait fixe) 50–85 € (selon gamme et heure) 93–110 €
Prix vers Orly 36–45 € (forfait fixe) 40–70 € (selon gamme et heure) 70–90 €
Ponctualité garantie Bonne (voies de bus) Variable (embouteillages) Excellente
Refus de course possible Non (sauf motif légal) Oui Oui

3. Les tarifs 2026 en détail

Taxi : la grille réglementée depuis le 1er février 2026

Les tarifs des taxis parisiens sont fixés chaque année par arrêté ministériel et mis à jour le 1er février. Pour 2026, la variation maximale a été fixée à 1,38 %. Les éléments constitutifs du prix sont les suivants :

  • Prise en charge : 4,48 € (plafond national)
  • Tarif au kilomètre : variable selon le tarif A (jour, Paris), B (nuit, périphérie) ou C (nuit et dimanche, grande périphérie)
  • Attente ou marche lente : tarif horaire appliqué automatiquement
  • Minimum de course : 8 € (aucune course ne peut être inférieure à ce montant)
  • Supplément passager : 5,50 € à partir du 5e passager
  • Supplément réservation : 4 € (immédiate) ou 7 € (à l’avance)

Pour les trajets vers les aéroports depuis Paris intra-muros, les forfaits fixes s’appliquent quel que soit le trafic : CDG depuis Paris 56–65 € selon l’arrondissement, Orly depuis Paris 36–45 €. Ces forfaits représentent une protection réelle pour le passager puisque les embouteillages n’impactent pas le prix final. Pour le détail complet, consultez notre grille tarifaire 2026.

VTC : prix libre mais prévisible à la réservation

Le prix d’un VTC est affiché et fixé à la commande, avant que la course ne commence. C’est un avantage réel par rapport au taxi au compteur pour les trajets longs. En revanche, ce prix peut varier du simple au quadruple selon la demande au moment où vous commandez.

  • Uber Standard : prise en charge environ 2 €, puis 0,90–1,30 €/km
  • Bolt : légèrement moins cher qu’Uber en conditions normales (commission chauffeur plus basse)
  • Surge pricing : multiplicateur de 1,5x à 4x lors des pics de demande (heures de pointe, pluie, grèves, événements)
  • VTC premium (Berline, Business) : 1,5 à 2 fois le tarif standard

Moto-taxi : le prix de la ponctualité absolue

Le moto-taxi est le mode de transport le plus cher au kilomètre, mais ce prix inclut une garantie que les autres n’offrent pas : le temps de trajet est quasi indépendant du trafic. Les grandes centrales pratiquent des tarifs de l’ordre de 45 à 55 € pour un trajet Paris intra-muros de 20 à 30 minutes, 70 à 90 € vers Orly et 93 à 110 € vers CDG. Ces tarifs sont fixés à la réservation et ne varient pas selon les bouchons.

4. À quelle situation correspond chaque mode ?

Choisissez le taxi quand…

  • Vous n’avez pas réservé et avez besoin d’un transport immédiat — c’est le seul qui peut être hélé dans la rue
  • Vous partez à l’aéroport avec plusieurs bagages et souhaitez un tarif fixe sans surprises
  • Vous payez en espèces — les taxis ont l’obligation légale de l’accepter
  • Vous voyagez à plus de 4 personnes et avez besoin d’un taxi grand format réservé
  • Votre trajet passe par des axes avec voies de bus et les bouchons sont importants

Choisissez le VTC quand…

  • Vous réservez à l’avance et souhaitez connaître le prix exact avant de partir
  • Vous voyagez avec un groupe (van 7 places) ou avez des bagages encombrants
  • Vous souhaitez un véhicule de gamme supérieure (berline électrique, premium)
  • Vous voyagez avec un animal domestique (options Uber Pet disponibles)
  • Vous avez besoin d’une facture détaillée pour votre note de frais professionnels

Choisissez le moto-taxi quand…

  • Vous avez une contrainte horaire absolue (avion à prendre, réunion critique)
  • La ponctualité prime sur le budget
  • Vous voyagez seul avec un bagage cabine uniquement
  • Le trafic est exceptionnel (grève, événement, intempéries) et les VTC affichent des délais de plus de 30 minutes
  • Vous devez rejoindre Roissy-CDG depuis Paris en moins de 40 minutes quelles que soient les conditions

5. Les situations particulières à connaître

À l’aéroport : qui trouver où ?

La distinction est physique et concrète. À votre sortie des bagages, les taxis officiels se trouvent en suivant la signalétique bleue vers les stations extérieures — un agent de régulation gère la file. Les VTC et moto-taxis, eux, attendent dans les parkings professionnels dédiés (zones Pro) accessibles via barrière automatique. Votre chauffeur vous communique le numéro de parking par SMS ou via l’application. Pour le détail complet par terminal, consultez notre guide des points de rencontre à Roissy et Orly.

Vigilance : Ni un VTC ni un moto-taxi ne peuvent vous accoster dans le terminal. Toute sollicitation spontanée à l’intérieur d’un aéroport est illégale — refusez systématiquement.

La nuit : quelles options ?

La nuit, les taxis restent disponibles en maraude (lumineux vert visible) mais avec une majoration tarifaire nocturne (tarif B ou C). Les VTC ne voient pas leurs conditions de disponibilité changer, mais le surge pricing nocturne, notamment les week-ends et après les événements, peut doubler les tarifs. Les plateformes comme Heetch sont spécialisées dans les trajets nocturnes et proposent souvent des tarifs compétitifs en dehors des heures de pointe.

En cas de grève des transports

Les jours de perturbations RATP, les trois modes sont concernés par une forte hausse de la demande. Le taxi garde l’avantage de ses voies de bus et de ses tarifs réglementés. Le VTC subit le surge pricing au maximum. Le moto-taxi maintient ses temps de trajet mais ses délais de réservation s’allongent. L’anticipation — réserver la veille dès l’annonce de la grève — reste la meilleure stratégie dans tous les cas.

6. Comment reconnaître un professionnel agréé ?

La multiplication des services a aussi multiplié les risques de tomber sur des prestataires clandestins ou non conformes. Voici les signes distinctifs officiels en 2026 :

  • Taxi : lumineux « Taxi » sur le toit (vert = libre, rouge = occupé), taximètre visible, nom de la commune de rattachement affiché, autorisation de stationnement (ADS) dans le véhicule
  • VTC : vignette rouge apposée dans l’angle du pare-brise avant et arrière, pas de lumineux de toit, pas de compteur visible
  • Moto-taxi (VMDTR) : vignette bleue apposée dans l’angle du pare-brise avant et arrière

Un chauffeur qui vous démarche sans que vous l’ayez contacté via une application ou une centrale est en infraction, quel que soit son mode de transport. Pour plus de détails sur comment identifier les professionnels agréés et éviter les arnaques, consultez nos conseils aux voyageurs.

Conclusion : il n’y a pas de meilleur mode, il y a le bon mode selon la situation

Le taxi, le VTC et le moto-taxi ne sont pas concurrents sur le même terrain — ils sont complémentaires. Le taxi excelle pour l’immédiateté, la transparence tarifaire et l’accès aux voies de bus. Le VTC excelle pour le confort, la réservation anticipée et les trajets en groupe. Le moto-taxi excelle pour la ponctualité absolue quand le temps est la contrainte principale.

Comprendre ces différences, c’est ne plus jamais subir un mauvais choix de transport à Paris. Connaître les tarifs réglementés du taxi, les mécanismes du surge pricing VTC et les créneaux idéaux du moto-taxi, c’est avoir la maîtrise complète de sa mobilité dans la capitale.

FAQ : Taxi, VTC, Moto-Taxi à Paris

Un VTC peut-il me prendre dans la rue comme un taxi ?

Non. C’est légalement interdit. Un VTC ne peut prendre en charge un client que sur réservation préalable via une application ou une centrale. Monter dans un véhicule qui vous accost sans réservation est risqué — ce n’est ni un taxi ni un VTC agréé.

Le prix d’un taxi est-il toujours plus élevé que celui d’un VTC ?

Pas nécessairement. En conditions normales et hors heure de pointe, un taxi au compteur peut être moins cher qu’un VTC en surge pricing. Pour les forfaits aéroports, les tarifs sont comparables. Le taxi a l’avantage d’un prix stable ; le VTC peut être moins cher aux heures creuses mais plus cher en période de forte demande.

Peut-on payer en espèces dans un VTC ?

Pas toujours. Les taxis ont l’obligation légale d’accepter le paiement par carte bancaire et par espèces. Les VTC fonctionnent principalement par paiement dématérialisé via application. Si vous souhaitez payer en espèces, le taxi reste la solution la plus fiable.

Le moto-taxi est-il sûr pour une première fois ?

Oui, les chauffeurs de moto-taxi professionnels sont titulaires d’une carte VMDTR, formés à la conduite avec passager et équipés d’un casque homologué supplémentaire pour le passager. La conduite est généralement plus prudente qu’un motard particulier car le chauffeur a la responsabilité d’un passager.

Quelle différence entre Uber et un taxi G7 ?

G7 est une centrale de taxis parisiens : ses chauffeurs ont une licence taxi, peuvent marauder, circulent sur les voies de bus et appliquent les tarifs réglementés. Uber est une plateforme VTC : réservation obligatoire, tarifs libres avec surge pricing, pas d’accès aux voies de bus. Les deux sont accessibles via application, mais leurs conditions d’exercice et leurs régimes tarifaires sont fondamentalement différents.

Entrée de métro parisien fermée pendant une grève RATP, avec taxi et moto-taxi en attente sur le boulevard

Grève RATP : Quelles alternatives en taxi, VTC et moto-taxi pour vos déplacements à Paris ?

Le préavis tombe la veille au soir. Votre application Bonjour RATP s’emballe de notifications. Demain matin, le métro sera perturbé, le RER à 30 % de son trafic habituel, et les bus fonctionneront au compte-gouttes. Ce scénario, aucun voyageur francilien n’en est à sa première fois. Les grèves des transports en commun parisiens font partie du paysage de la mobilité en Île-de-France avec une régularité que beaucoup auraient préféré éviter.

La vraie question n’est plus « est-ce qu’il va y avoir une grève ? » mais « comment je m’organise quand elle arrive ? ». Et c’est précisément là que beaucoup de voyageurs, faute d’information claire, se retrouvent à subir la situation plutôt qu’à la gérer. Ce guide vous donne les outils concrets pour transformer une journée de grève en une journée ordinaire, en connaissant exactement vos alternatives en taxi, VTC, moto-taxi et covoiturage.

Pourquoi les grèves paralysent-elles autant Paris ?

Pour comprendre l’ampleur des perturbations, il faut comprendre à quel point les Franciliens dépendent des transports en commun. L’Île-de-France concentre plus de 12 millions d’habitants, dont une grande partie effectue quotidiennement des trajets domicile-travail via le réseau RATP ou Transilien. En temps normal, ce réseau absorbe chaque jour ouvré plus de 8 millions de voyages.

Lors d’une grève, même partielle, l’effet de report est brutal. Les voyageurs qui ne peuvent pas télétravailler se reportent massivement sur la voiture individuelle, les taxis, les VTC et les deux-roues. Le résultat est immédiat et visible : les embouteillages explosent. Nous avons documenté comment un simple épisode de neige en janvier 2026 avait généré plus de 1 000 km de bouchons cumulés en Île-de-France. Une grève longue produit des effets similaires, avec une demande de transports privés multipliée parfois par deux ou trois sur certains créneaux horaires.

Connaître les alternatives disponibles avant que la grève commence, c’est déjà avoir gagné une heure sur tout le monde.

Étape 1 : Évaluer l’ampleur réelle de la perturbation

Toutes les grèves ne se ressemblent pas. Avant de décider de votre plan de transport, il faut identifier précisément ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Les sources d’information fiables

RATP.fr et l’application Bonjour RATP : Dès la veille d’une grève annoncée, la RATP publie des prévisions de trafic ligne par ligne, avec les horaires des premières et dernières rames garanties. Ces prévisions sont actualisées le matin même vers 7h00.

Île-de-France Mobilités : Le site officiel et l’application intègrent les données en temps réel sur l’ensemble du réseau (métro, RER, Transilien, bus). L’outil de calcul d’itinéraire s’adapte automatiquement aux perturbations en cours.

Google Maps et Waze : Ces applications intègrent désormais les données de perturbation des transports en commun en temps réel et proposent des itinéraires multimodaux adaptés à la situation.

Ce que signifient les niveaux de service minimum

Depuis les lois sur le service minimum dans les transports, la RATP est tenue d’assurer un niveau de service garanti lors des grèves. En pratique :

  • Métro : En général, 1 rame sur 3 ou 4 aux heures de pointe sur les lignes les plus fréquentées. Certaines lignes peuvent être totalement arrêtées.
  • RER : Service minimum plus difficile à garantir sur les tronçons partagés avec la SNCF. En pratique, comptez 1 train sur 3 à 1 train sur 5 selon les lignes.
  • Bus : Variable, mais souvent 1 bus sur 3 à 1 bus sur 2 sur les lignes prioritaires.

La clé : si votre ligne est à 33 % de son trafic habituel aux heures de pointe, attendez-vous à des temps d’attente multipliés par trois ET à des rames bondées. Ce n’est pas une option viable si vous avez un rendez-vous à heure fixe.

Étape 2 : Choisir la bonne alternative selon votre trajet

Alternative 1 : Le taxi parisien

Le taxi reste la solution la plus instinctive en cas de grève. Mais il faut en connaître les limites et les avantages réels.

Les avantages du taxi en grève :

  • Hélable dans la rue sur les axes principaux — l’un des rares modes de transport à le permettre
  • Accès aux voies de bus, ce qui réduit considérablement l’impact des bouchons sur les grands boulevards et le périphérique
  • Tarif au compteur réglementé, identique grève ou non
  • Disponible 24h/24

Les limites du taxi en grève :

  • La demande explose, les délais d’attente aussi : comptez 20 à 40 minutes de délai même sur les applications pendant les heures de pointe
  • Le tarif au compteur peut monter significativement en cas de bouchons prolongés (heure d’attente ou marche lente à 41,50 €)
  • Les taxis préfèrent les longs trajets les jours de forte demande : trouver un taxi pour 2 km en centre-ville peut être compliqué

Pour les forfaits réglementés vers les aéroports (Roissy, Orly), les tarifs restent fixes quel que soit le trafic. Retrouvez les tarifs officiels des taxis et VTC en 2026 pour budgétiser votre trajet avant de partir.

Conseil pratique : Réservez votre taxi via la centrale G7 ou Taxis Bleus la veille au soir dès que la grève est annoncée. Les créneaux du matin partent très vite.

Alternative 2 : Le VTC (Uber, Bolt, Heetch…)

Le VTC est souvent la première réflexion des moins de 40 ans face à une perturbation. Mais les jours de grève, les plateformes de VTC appliquent leur fameux surge pricing (tarification dynamique) de façon très agressive.

La tarification dynamique d’Uber ou Bolt peut multiplier le tarif de base par 2 à 4 fois lors des pics de demande. En pratique, un trajet qui coûte normalement 15 € peut vous être facturé 40 à 60 € le matin d’une grande grève. Ce n’est pas illégal — les VTC fixent leurs prix librement — mais c’est une réalité à intégrer dans votre choix.

Comment minimiser l’impact du surge pricing :

  • Décalez votre heure de départ de 30 à 45 minutes par rapport au pic (avant 8h ou après 9h30, avant 17h ou après 19h)
  • Comparez les prix en temps réel entre plusieurs applications avant de commander
  • Utilisez la fonctionnalité « Réservation programmée » disponible sur Uber : le tarif est fixé à la réservation, avant l’heure de pointe

Alternative 3 : Le moto-taxi, la solution anti-bouchon par excellence

C’est l’alternative la moins connue du grand public et pourtant la plus efficace pour les trajets urgents les jours de perturbations importantes. Le moto-taxi à Paris circule en dehors des files de voitures, utilise les voies de bus sur les grands axes et peut souvent atteindre sa destination dans un temps proche du temps habituel, même au plus fort d’une grève.

Un moto-taxi se faufile en circulation interfile sur les autoroutes et voies rapides, accède aux couloirs de bus sur les boulevards urbains, et n’est pas soumis aux mêmes effets de saturation qu’une berline. Le jour de la grande paralysie de janvier 2026 avec 1 000 km de bouchons, les centrales de moto-taxi avaient maintenu des temps de trajet quasi normaux entre Paris et Roissy — 35 minutes en moyenne contre 2h en voiture.

Ce qu’il faut anticiper :

  • La demande en moto-taxi explose aussi les jours de grève : réservez tôt
  • Le bagage est limité à un sac cabine maximum en général
  • Le confort est réduit par les conditions météo défavorables (pluie, froid)
  • Le tarif est plus élevé : comptez 80 à 100 € vers les aéroports, 45 à 60 € pour un trajet Paris-Paris de 20 à 30 minutes

Pour quel profil ? Le moto-taxi est idéal si vous avez un avion à prendre, une réunion critique à ne pas rater, ou si le délai d’un VTC en surge pricing dépasse 40 minutes. La ponctualité garantie justifie le tarif.

Alternative 4 : Le covoiturage avec BlaBlaCar Daily

Pour les trajets banlieue-Paris ou banlieue-banlieue, BlaBlaCar Daily est une option sérieuse les jours de grève. Des conducteurs qui vont de toute façon au bureau acceptent des passagers sur leur trajet habituel, moyennant un partage des frais. Tarif très bas (1 à 5 € selon la distance), accès aux voies covoiturage permanentes sur A1, A6 et A13 en vigueur depuis 2026, réseau de conducteurs dense en Île-de-France. La limite : les horaires sont fixés par le conducteur, pas par vous.

Alternative 5 : Le vélo et la trottinette électrique

Pour les trajets inférieurs à 8 km en zone dense, le vélo (Vélib’) ou la trottinette en libre-service (Lime, Tier, Dott) peuvent être des alternatives efficaces. Les journées de grève voient les stations Vélib’ se vider très rapidement le matin. La solution : activer la fonctionnalité de réservation d’un vélo Vélib’ dans l’application 30 minutes avant de partir. La limite évidente reste la météo et la distance.

Étape 3 : Le plan de transport grève selon votre situation

Vous devez aller à Roissy-CDG ou Orly pour prendre un avion

C’est la situation la plus stressante. Voici le protocole par ordre de priorité :

  1. En priorité : Réservez un taxi (forfait fixe) ou un moto-taxi la veille dès l’annonce de la grève
  2. Si vous avez un groupe ou beaucoup de bagages : VTC Van réservé à l’avance au tarif fixé, avant le surge pricing
  3. Si vous partez tôt (avant 7h) : La ligne 14 automatique vers Orly n’est pas grévable (conduite automatique sans conducteur)

Marge de sécurité en grève : Ajoutez systématiquement 45 minutes à votre temps de trajet habituel, même avec un moto-taxi ou un taxi bénéficiant des voies de bus.

Vous avez un rendez-vous professionnel en centre-ville

  1. Décalez votre rendez-vous si possible (appel de courtoisie toujours apprécié)
  2. Combinez métro partiel + marche + vélo ou trottinette pour les derniers kilomètres
  3. VTC commandé à l’avance avec réservation programmée
  4. Télétravail si votre situation professionnelle le permet

Vous avez un rendez-vous médical ou une obligation non déplaçable

Prévenez votre médecin ou établissement de santé dès la veille. La plupart des établissements sont habitués aux perturbations et peuvent aménager les créneaux. Si votre transport est pris en charge dans le cadre d’une ALD (taxi conventionné), votre chauffeur habituel est généralement hors conflit car les taxis conventionnés sont des indépendants.

Vous n’avez pas de déplacement urgent

Décalez au maximum. Les perturbations sont généralement les plus fortes entre 7h30 et 9h30, et entre 17h00 et 19h30. Partir à 10h ou rentrer à 20h30 change radicalement la situation.

Les bons réflexes à adopter en avance

La veille de la grève :

  • Téléchargez et actualisez toutes vos applications de transport (RATP, G7, Urban Driver, Uber)
  • Vérifiez votre solde de paiement sur les applications VTC
  • Chargez votre téléphone à 100 %
  • Réservez votre taxi ou VTC si votre trajet du lendemain est critique

Le matin de la grève :

  • Consultez RATP.fr avant 7h pour les prévisions de trafic actualisées
  • Activez les alertes trafic sur Waze ou Google Maps
  • Prévoyez un plan B et un plan C

Pendant le trajet : Évitez de commander votre VTC depuis les grandes gares et nœuds de transport — le surge pricing y est maximum. Marchez 300 mètres et commandez depuis un endroit moins saturé. Sur les grandes artères, les taxis en maraude restent disponibles même les jours de grève : levez la main.

Conclusion

Une grève RATP n’est jamais une bonne nouvelle, mais elle n’est pas une fatalité. En connaissant les alternatives — taxi sur voies de bus, VTC réservé à l’avance, moto-taxi pour l’urgence, covoiturage pour la banlieue — et en activant les bons réflexes dès la veille, vous pouvez maintenir une mobilité satisfaisante même lors des perturbations les plus importantes. La règle d’or reste l’anticipation. Consultez notre guide complet des tarifs 2026 pour les taxis et VTC parisiens pour préparer votre budget, et notre section Conseils voyageurs pour toutes les situations de transport à Paris.

FAQ : Grève RATP et alternatives

Les taxis augmentent-ils leurs prix pendant les grèves ?

Non. Les taxis parisiens ont des tarifs réglementés par arrêté ministériel. Le compteur tourne normalement et les forfaits aéroports restent fixes. Seuls les VTC (non réglementés) appliquent une tarification dynamique.

Le moto-taxi est-il dangereux les jours de grève quand la circulation est dense ?

Les chauffeurs de moto-taxi professionnels sont habitués à la circulation dense. En revanche, il est déconseillé d’opter pour ce mode si vous êtes peu à l’aise comme passager ou si la météo est défavorable (verglas, pluie intense).

Peut-on annuler un VTC réservé à l’avance si la grève est finalement annulée ?

Oui. Une annulation gratuite est généralement possible jusqu’à 30 à 60 minutes avant la prise en charge selon les opérateurs. Vérifiez les conditions au moment de la réservation.

Les taxis ont-ils accès aux voies de bus les jours de grève ?

Oui, les taxis ont accès aux voies de bus en permanence, grève ou non. C’est l’un de leurs avantages structurels sur les VTC (qui n’y ont pas droit) et les voitures particulières.

Que faire si je manque mon avion à cause d’une grève ?

Si la grève était connue à l’avance, la compagnie aérienne considère généralement que le passager devait anticiper et peut refuser le remboursement ou l’échange. D’où l’importance absolue de réserver son transport la veille dès l’annonce de la perturbation.

Chauffeur aidant une personne en fauteuil roulant à monter dans un véhicule TPMR adapté à Paris

Transport de personnes à mobilité réduite (PMR) à Paris : Taxi, VTC ou TPMR, comment choisir ?

Se déplacer à Paris quand on est une personne à mobilité réduite (PMR) ou en situation de handicap, c’est un parcours qui exige anticipation, connaissance des dispositifs existants et, souvent, une bonne dose de patience face à des infrastructures encore imparfaites. Entre les escaliers du métro, les bus bondés et les trottoirs encombrés, la question du transport individuel adapté devient vite centrale.

Pourtant, Paris en 2026 dispose d’un éventail de solutions plus large qu’on ne le pense. Du taxi classique équipé au véhicule spécialement aménagé pour fauteuil roulant, en passant par le VTC avec assistance ou le service TPMR conventionné, chaque profil de mobilité réduite correspond à une option précise. Ce guide vous permet de comprendre ces différences, de connaître vos droits et de choisir la solution la plus adaptée à votre situation, que vous soyez à Paris ou en transit par les aéroports.

1. Qui est concerné par le transport PMR ?

La notion de PMR (Personne à Mobilité Réduite) est plus large qu’il n’y paraît. Elle ne se limite pas aux personnes en fauteuil roulant. Selon la réglementation européenne et française, une PMR est toute personne dont la mobilité est réduite lors de l’utilisation des transports en raison d’un handicap physique, sensoriel ou intellectuel, d’une déficience liée à l’âge, ou de toute autre cause de handicap, temporaire ou permanent.

Sont donc concernés :

  • Les personnes en fauteuil roulant manuel ou électrique
  • Les personnes se déplaçant avec des béquilles, un déambulateur ou une canne
  • Les personnes atteintes de maladies chroniques qui limitent les efforts physiques (insuffisance cardiaque, maladies respiratoires…)
  • Les personnes déficientes visuelles ou malvoyantes
  • Les personnes déficientes auditives nécessitant un accompagnement spécifique
  • Les personnes âgées en perte d’autonomie
  • Les personnes temporairement handicapées (jambe plâtrée, convalescence post-opératoire)
  • Les femmes enceintes à mobilité restreinte

Cette définition large implique que les besoins sont très variables. Une personne malvoyante n’aura pas les mêmes impératifs qu’une personne en fauteuil roulant électrique de 120 kg. Le choix du mode de transport en découle directement.

2. Le taxi conventionné : qu’est-ce que c’est et qui peut en bénéficier ?

Le taxi conventionné est le premier dispositif à connaître lorsque l’on parle de transport médical ou paramédical en Île-de-France. Il s’agit d’un taxi agréé par l’Assurance Maladie (CPAM) pour transporter des patients vers des établissements de soins, dans le cadre d’une prise en charge médicale.

Conditions de prise en charge par la CPAM

La prise en charge du transport en taxi conventionné par la Sécurité Sociale est soumise à des conditions précises :

  • Le patient doit être dans l’incapacité de se déplacer par ses propres moyens ou via les transports en commun, attestée médicalement
  • Le transport doit être prescrit par un médecin via une prescription médicale de transport (PMT)
  • Le trajet doit être lié à des soins remboursables : dialyse, chimiothérapie, radiothérapie, hospitalisation, consultation en ALD (Affection de Longue Durée)
  • L’accord préalable de la CPAM est parfois nécessaire pour les transports longs ou répétés

Ce que le taxi conventionné n’est pas

Il faut être clair sur ce point : le taxi conventionné n’est pas un service à la demande pour tous les déplacements d’une personne handicapée. Il est exclusivement réservé aux transports liés à des actes médicaux remboursés. Pour les déplacements quotidiens, les sorties personnelles, les courses, les loisirs ou les trajets professionnels, il faut se tourner vers d’autres dispositifs. La grille tarifaire 2026 des taxis parisiens s’applique alors normalement, avec les suppléments réglementaires.

3. Le TPMR : le service dédié aux situations les plus complexes

Le TPMR (Transport de Personnes à Mobilité Réduite) désigne un service de transport spécialement conçu pour les personnes dont le handicap est incompatible avec les transports en commun classiques, y compris les taxis standards. C’est la solution de référence pour les déplacements en fauteuil roulant, notamment lorsque le fauteuil ne peut pas être plié (fauteuils électriques lourds, fauteuils avec positionnement médical).

Les véhicules TPMR : comment les reconnaître ?

En Île-de-France, les véhicules TPMR agréés sont facilement identifiables. Ils sont équipés de :

  • Une rampe électrique ou manuelle d’accès au véhicule, permettant l’embarquement du fauteuil sans transfert
  • Des systèmes d’ancrage homologués pour sécuriser le fauteuil pendant le trajet (points d’attache réglementaires selon la norme N1)
  • Des ceintures de sécurité adaptées, passant au plus près du corps sans interférer avec les accoudoirs du fauteuil
  • Un espace intérieur suffisant pour maintenir la personne face à la route, conformément aux règles de sécurité

Les chauffeurs TPMR reçoivent une formation spécifique aux techniques d’embarquement, d’arrimage et d’accompagnement des personnes en situation de handicap. Ce n’est pas un métier qui s’improvise.

PAM : le service public de TPMR en Île-de-France

En Île-de-France, le service public de TPMR s’appelle PAM (Pour Aider à la Mobilité). Il est géré par Île-de-France Mobilités et permet aux personnes reconnues inaptes à utiliser les transports en commun de bénéficier d’un service de transport porte-à-porte, sur réservation.

Conditions d’accès à PAM :

  • Être reconnu(e) inapte aux transports en commun par une commission médicale spécifique
  • Habiter en Île-de-France
  • Faire une demande d’inscription auprès de l’opérateur PAM de son département

Le service PAM fonctionne sur réservation (généralement 48 heures à l’avance minimum), ce qui en fait une solution adaptée aux déplacements planifiés mais peu réactive pour les trajets urgents ou de dernière minute. Les tarifs PAM sont calculés selon les zones traversées, sur le même principe que le Pass Navigo. Pour un bénéficiaire du Pass Navigo toutes zones, la participation est forfaitaire et très inférieure aux prix du marché privé.

4. Taxi classique avec option PMR : ce que vous pouvez exiger

Un taxi parisien ordinaire peut-il transporter une personne PMR ? La réponse est oui, sous certaines conditions. La réglementation impose aux taxis parisiens d’accepter tout client, y compris les personnes handicapées, sauf impossibilité technique manifeste (une berline ne peut physiquement pas accueillir un fauteuil roulant électrique non pliant).

Vos droits en tant que PMR dans un taxi

  • Le chien guide est accepté obligatoirement et gratuitement, sans possibilité de refus du chauffeur
  • Un fauteuil roulant pliant peut être embarqué dans le coffre ; le chauffeur a l’obligation d’aider au chargement
  • Un accompagnateur peut monter avec vous sans supplément si le véhicule le permet
  • Le refus de prise en charge d’une personne handicapée sans motif légitime est passible de sanctions pour le chauffeur

Les taxis accessibles PMR à Paris

La centrale G7 dispose d’une flotte dédiée PMR réservable via son application ou par téléphone, avec des minivans à hayon arrière équipés de rampes. La réservation à l’avance est fortement recommandée, ces véhicules étant moins nombreux que les berlines classiques.

Pour les transferts vers les aéroports, consultez notre guide des points de rencontre pour taxis, VTC et moto-taxis à Roissy et Orly : des emplacements spécifiques sont prévus pour les personnes à mobilité réduite à CDG et Orly.

5. VTC et PMR : les options disponibles en 2026

Le secteur VTC a développé des offres adaptées aux PMR, souvent plus flexibles que les taxis en termes de réservation, mais sans cadre tarifaire réglementé.

VTC Van avec équipement PMR

Certaines sociétés de VTC proposent des minivans équipés de rampes d’accès et d’ancrages pour fauteuil roulant. L’avantage majeur est la flexibilité horaire : contrairement au service PAM, un VTC TPMR peut être réservé avec quelques heures de préavis, voire le jour même selon les opérateurs.

Ce qu’il faut vérifier avant de réserver un VTC PMR

  • L’opérateur dispose-t-il bien de la carte professionnelle VTC et d’une assurance couvrant le transport de personnes handicapées ?
  • Le véhicule est-il homologué TPMR avec les ancrages normatifs ? Un simple monospace avec grande porte coulissante ne suffit pas.
  • Le chauffeur a-t-il reçu une formation spécifique à l’accompagnement PMR ?

Uber Assist : la solution grand public pour les besoins légers

Pour les PMR dont le handicap ne nécessite pas de véhicule aménagé (personnes âgées, déficiences légères, difficultés à monter dans un véhicule bas), Uber propose le service Uber Assist. Il s’agit de chauffeurs formés à l’aide aux personnes ayant des besoins spécifiques. Ce service ne convient pas aux fauteuils roulants non pliants mais représente une option pertinente pour bon nombre de situations.

6. Transports en commun et accessibilité PMR en 2026 : où en est-on ?

La réalité des transports en commun franciliens pour les PMR reste contrastée en 2026, malgré des progrès notables.

Le métro : toujours majoritairement inaccessible

Sur les 16 lignes du métro parisien, seule la ligne 14 est entièrement accessible aux fauteuils roulants de bout en bout. Les autres lignes présentent des escaliers, des couloirs étroits et des espaces entre quai et rame qui rendent le voyage en fauteuil extrêmement difficile, voire impossible sans assistance humaine. Les ascenseurs, quand ils existent, sont régulièrement en panne.

Le RER : une accessibilité partielle

Sur le réseau RER, l’accessibilité varie fortement selon les lignes et les gares. Les grandes gares (Gare du Nord, Gare de Lyon, La Défense) disposent d’ascenseurs et de personnel d’assistance. La SNCF propose le service Accès Plus (sur réservation 48h à l’avance) qui garantit une assistance humaine sur le trajet.

Le bus : le mode le plus accessible

Les bus de la RATP sont théoriquement les modes de transport les plus accessibles : plancher bas, palette rétractable, espace réservé fauteuil. En pratique, la palette fonctionne mal sur certains arrêts avec trottoir endommagé, et l’espace fauteuil est parfois bloqué par des poussettes. Cela reste néanmoins la meilleure option en transports en commun pour une PMR en fauteuil.

7. Tableau récapitulatif : quelle solution pour quel profil PMR ?

Profil Solution recommandée Réservation Tarif indicatif
Fauteuil roulant électrique / lourd TPMR privé ou PAM 48h à l’avance PAM : forfait Navigo / Privé : sur devis
Fauteuil manuel pliant Taxi PMR (G7) ou VTC Van Quelques heures Tarif taxi réglementé + supplément éventuel
Personne âgée avec difficultés légères Uber Assist ou Taxi classique À la demande Tarif standard VTC / taxi
Transport médical remboursé Taxi conventionné CPAM Prescription médicale requise Pris en charge SS selon conditions
Déplacement planifié banlieue IDF PAM ou TPMR privé 48h minimum PAM : forfait / Privé : 40–80 € selon distance
Transit aéroport PMR TPMR privé ou service PMR ADP À l’avance Sur devis, souvent 60–120 €

8. Conseils pratiques pour organiser votre déplacement PMR à Paris

Anticipez systématiquement. La règle d’or du transport PMR est la planification. Contrairement à une personne valide qui peut héler un taxi dans la rue, une PMR nécessitant un véhicule adapté doit réserver en avance. Plus le besoin est spécifique, plus le préavis doit être long.

Communiquez précisément vos besoins. Lors de la réservation, soyez précis : type de fauteuil (manuel/électrique), poids approximatif, présence d’un accompagnateur, niveau d’autonomie pour le transfert. Ces informations permettent au prestataire d’envoyer le bon véhicule avec le bon équipement.

Vérifiez les droits à l’assistance dans les aéroports. À Roissy-CDG et Orly, le service d’assistance PMR assuré par le Groupe ADP sous le nom « PMR Assistance » est obligatoirement gratuit pour tous les passagers aériens, sur simple demande lors de la réservation de votre vol.

En cas de refus injustifié, le Défenseur des Droits est compétent pour traiter les discriminations liées au handicap dans les transports. Notez le numéro d’immatriculation du véhicule et l’heure du refus pour tout signalement.

Conclusion

Le transport de personnes à mobilité réduite à Paris en 2026 n’est plus le désert de solutions qu’il a pu être par le passé. Entre le service PAM, les taxis PMR des grandes centrales, les VTC TPMR privés et les dispositifs d’assistance dans les gares et aéroports, les options existent. Elles exigent toutefois de la connaissance, de l’anticipation et une démarche préalable que les personnes valides n’ont jamais à accomplir. En suivant ces principes et en utilisant les bons canaux de réservation, un déplacement adapté à Paris peut se dérouler avec autant de fluidité que n’importe quel autre trajet. Pour tout conseil complémentaire sur vos déplacements à Paris, consultez notre section Conseils voyageurs.

FAQ : Transport PMR Paris

Un taxi est-il obligé de prendre en charge une personne en fauteuil roulant ?

Oui, dans la limite des capacités du véhicule. Un taxi berline ne peut pas physiquement embarquer un fauteuil non pliant. En revanche, il ne peut pas refuser une personne PMR si le véhicule est adapté, sous peine de sanctions.

Le PAM fonctionne-t-il pour aller à l’aéroport ?

Oui, le service PAM couvre les trajets vers les aéroports d’Île-de-France, sous réserve de réservation suffisamment en avance (minimum 48h, idéalement plus pour les trajets complexes).

Existe-t-il des aides financières pour le transport PMR non médical ?

La PCH (Prestation de Compensation du Handicap) versée par les Conseils Départementaux peut inclure une aide au transport. Renseignez-vous auprès de la MDPH de votre département.

Peut-on réserver un taxi PMR via les grandes applications en 2026 ?

La centrale G7 propose une option « PMR » dans son application. Uber Assist est disponible via l’application Uber. Pour les véhicules avec rampe (TPMR complet), il faut passer par des prestataires spécialisés ou le service PAM.

téléphérique à Paris

Câble C1 : Tout savoir sur le premier téléphérique d’Île-de-France

Guide Pratique & Actualité – Mis à jour le 18 janvier 2026

Depuis son inauguration le 13 décembre dernier, le Câble C1 est devenu une réalité quotidienne pour des milliers de Franciliens. Premier téléphérique urbain de la région, il relie désormais Créteil à Villeneuve-Saint-Georges en survolant le Val-de-Marne. Un mois après son lancement, quel est le bilan et comment l’utiliser au mieux ?


1. Un trajet record : 18 minutes entre Créteil et Villeneuve

Le principal atout du Câble C1 reste sa régularité. Là où le bus pouvait mettre plus de 45 minutes aux heures de pointe en raison des embouteillages, le téléphérique assure la liaison en 18 minutes seulement.

  • Vitesse constante : Pas de bouchons, pas d’aléas de circulation.
  • Fréquence : Une cabine arrive toutes les 30 secondes en période d’affluence.
  • Horaires : Il fonctionne de 5h30 à 23h30 en semaine (jusqu’à minuit 30 le week-end).

2. Les 5 stations desservies

Le tracé de 4,5 km dessert des pôles stratégiques du sud-est parisien :

  1. Pointe du Lac (Créteil) : Connexion directe avec la ligne 8 du métro.
  2. Parc des Sports (Limeil-Brévannes) : Desserte des zones d’activités et sportives.
  3. La Végétale (Valenton) : Un accès privilégié aux espaces verts.
  4. Temps Durables (Limeil-Brévannes) : Au cœur des nouveaux quartiers résidentiels.
  5. Villa Nova (Villeneuve-Saint-Georges) : Le nouveau terminus sud.

3. Tarification : Votre passe Navigo suffit

Bonne nouvelle pour le budget des usagers : le Câble C1 est totalement intégré au réseau Île-de-France Mobilités. Vous n’avez pas besoin d’un titre de transport spécifique.

  • Passe Navigo : Toutes les zones incluant le 94 sont valables.
  • Ticket T+ : Un simple ticket permet d’effectuer le trajet (attention, la correspondance métro/câble nécessite la validation d’un nouveau ticket, comme pour le bus).
  • Paiement sans contact : Vous pouvez valider directement avec votre smartphone ou votre carte bancaire.

4. Accessibilité et confort : Une réussite

Les 105 cabines ont été conçues pour accueillir tout le monde. Chaque cabine peut transporter 10 passagers, tous assis. Elles sont 100 % accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR), aux poussettes et même aux vélos (sous certaines conditions d’horaires).


L’avis de la rédaction : Un pari réussi ?

Un mois après sa mise en service, le Câble C1 semble avoir conquis les habitants du Val-de-Marne. Malgré quelques ajustements techniques inhérents à tout nouveau réseau, le gain de temps est indéniable. Pour le transport de personnes, c’est la preuve que l’innovation aérienne est une solution viable pour désengorger nos routes.

Le saviez-vous ? Le Câble C1 est le plus long téléphérique urbain d’Europe. Son succès pourrait accélérer d’autres projets similaires en Île-de-France, notamment entre Vélizy et Boulogne.

chien bien installé à l'arrière d'une berline premium regardant par la fenêtre avec la Tour Eiffel en arrière-plan

Taxi, VTC ou Train : Voyager avec son Chien ou Chat

Transporter son fidèle compagnon dans la capitale peut vite devenir un casse-tête réglementaire. Entre les politiques des plateformes de VTC, les obligations des taxis et les nouvelles règles de la RATP, il est crucial de bien préparer son trajet pour éviter de rester sur le trottoir.

1. Les Taxis : La règle du libre choix (avec nuances)

En 2026, la réglementation pour les taxis parisiens reste souple mais dépend de l’artisan. Contrairement aux chiens guides d’aveugles qui sont acceptés obligatoirement et gratuitement, le transport d’un animal domestique est laissé à l’appréciation du chauffeur.

  • Conseil G7 : La centrale leader propose une option gratuite lors de la réservation (via l’app ou téléphone) pour signaler la présence d’un animal. Cela permet de filtrer les chauffeurs qui acceptent les animaux sans frais supplémentaires.
  • Indépendants : Si vous hélez un taxi dans la rue, le chauffeur est en droit de refuser votre animal pour des raisons d’hygiène ou d’allergie.

2. Les VTC : L’essor des options dédiées

Le secteur du chauffeur privé s’est beaucoup plus structuré sur cette question. Les grandes plateformes proposent désormais des services spécifiques :

  • Uber Pet : Lancé avec succès, ce service permet de commander un véhicule où les animaux sont les bienvenus moyennant un supplément tarifaire (environ 4 à 6 €).
  • Chauffeurs Privés Premium : Pour les transferts vers les aéroports en berline premium, il est souvent possible de transporter un animal en cage de transport, à condition de le préciser lors de la réservation à l’avance.

3. Transports en Commun (RATP/SNCF) : Ce qui change en 2026

Les transports en commun franciliens ont harmonisé leurs règles pour plus de clarté :

  • Petits animaux : Gratuits s’ils voyagent dans un sac ou un panier (maximum 45 cm).
  • Gros chiens : Autorisés dans le Métro, RER et trains de banlieue à condition d’être tenus en laisse et muselés. Un titre de transport à tarif réduit est désormais requis dans certains cas (vérifiez sur votre pass Navigo).
  • Bus : Les règles restent plus strictes ; seuls les petits chiens dans des sacs sont généralement tolérés, sauf décision contraire du conducteur.

4. Le cas du Moto-Taxi

Soyons réalistes : le moto-taxi à Paris n’est pas adapté au transport d’animaux, à l’exception très rare de petits chiens de moins de 5kg voyageant dans un sac de transport ventral homologué et sécurisé. Pour la sécurité de l’animal et du pilote, privilégiez toujours une solution à quatre roues.

Astuce Pro : Prévoyez toujours une couverture ou une alaise pour protéger les sièges du véhicule. Un chauffeur sera beaucoup plus enclin à vous accepter s’il voit que vous respectez la propreté de son outil de travail. Retrouvez plus d’astuces de savoir-vivre dans nos conseils aux voyageurs.

Conclusion

Voyager avec un animal à Paris en 2026 est tout à fait possible, à condition d’anticiper. L’option Uber Pet ou la réservation G7 avec option animal restent les solutions les plus fiables pour garantir votre confort de route et celui de votre compagnon à quatre pattes.

périphérique parisien limité à 50km/H

Nouvelles règles de circulation à Paris en 2026 : Ce qui change pour vos trajets

L’année 2026 marque un tournant historique pour la mobilité au cœur de la capitale. Entre l’application stricte de la Zone à Trafic Limité (ZTL) dans l’hypercentre et les nouveaux ajustements de vitesse sur les axes majeurs, traverser Paris demande aujourd’hui une réelle anticipation. Que vous soyez usager des taxis, des VTC ou conducteur occasionnel, voici l’essentiel à retenir.

La ZTL du Centre de Paris : Qui peut encore circuler ?

Depuis son déploiement, la ZTL limite drastiquement le trafic de transit dans les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements. L’objectif est clair : réserver l’espace aux riverains, aux services d’urgence et, surtout, aux professionnels du transport de personnes.

  • Taxis et VTC : Bonne nouvelle, les taxis parisiens et les chauffeurs VTC conservent le droit de pénétrer dans la zone pour déposer ou récupérer des clients, garantissant un accès direct aux quartiers historiques.
  • Livraisons et Artisans : Seuls les véhicules autorisés peuvent traverser la zone sans s’arrêter, sous peine de sanctions automatisées via les nouveaux radars urbains.

Périphérique à 50 km/h : Quel impact sur votre temps de trajet ?

C’est la mesure qui fait débat en ce début d’année. La limitation de vitesse sur le boulevard périphérique est désormais généralisée. Si cette mesure vise à réduire les nuisances sonores, elle modifie considérablement la gestion de votre ponctualité pour rejoindre les gares ou les aéroports.

Pour vos transferts vers Roissy-CDG ou Orly, nous vous conseillons d’ajouter une marge de 15 à 20 minutes à votre itinéraire habituel, ou de privilégier le moto-taxi, qui reste la solution la plus agile pour contourner les ralentissements liés à ces nouvelles régulations.

Les voies de covoiturage deviennent permanentes

Le losange blanc lumineux est désormais omniprésent sur les autoroutes A1, A6 et A13. Ces voies sont strictement réservées aux véhicules transportant au moins deux personnes, aux véhicules propres (vignette Crit’Air 0) et, bien entendu, aux taxis. C’est un argument de plus pour choisir un mode de transport professionnel afin de gagner un temps précieux lors de vos déplacements vers La Défense.

Nos conseils pour 2026

Pour naviguer sereinement dans ce nouveau Paris :

  1. Anticipez : Utilisez des applications de trafic en temps réel pour comparer les modes de transport.
  2. Privilégiez le rail pour le centre : Pour les trajets d’hypercentre, les transports en commun restent souvent l’option la plus prévisible.
  3. Réservez à l’avance : Avec la réduction des voies de circulation, la demande de chauffeurs augmente.

Besoin d’aide pour choisir votre transport ? Retrouvez toutes nos astuces dans notre section Conseils aux voyageurs.

Conclusion

Paris en 2026 n’est pas « bloqué », mais il se parcourt différemment. En privilégiant les professionnels du transport qui bénéficient de dérogations de circulation, vous vous assurez un confort de route et une efficacité que les véhicules particuliers n’ont plus dans le centre de la capitale.

Plus de 1 000 km de bouchons cumulés en Île-de-France

Bouchons en Île-de-France : plus de 1 000 km cumulés à cause de la neige

Plus de 1 000 km de bouchons cumulés en Île-de-France : un record historique sous l’effet de la neige

La région Île-de-France a connu un épisode de congestion routière exceptionnel avec plus de 1 000 km de bouchons cumulés enregistrés sur l’ensemble du réseau. Ce record, directement lié aux conditions climatiques hivernales, illustre la forte vulnérabilité de la mobilité francilienne face aux épisodes neigeux.

Un pic de congestion jamais observé en Île-de-France

Le lundi 5 janvier 2026, la circulation en Île-de-France a été fortement perturbée par un épisode de neige et de verglas. Le cumul des ralentissements a dépassé les 1 000 kilomètres en fin d’après-midi, avec un pic observé aux alentours de 18 heures.

Ce chiffre correspond à la somme des embouteillages simultanés sur les autoroutes, les voies rapides urbaines, le périphérique parisien et une partie du réseau secondaire. En temps normal, même lors des heures de pointe, le cumul des bouchons dépasse rarement les 400 à 500 kilomètres.

Comparaison avec les précédents épisodes de congestion

Cet épisode neigeux dépasse largement les précédents records observés en Île-de-France au cours des dernières années :

  • Février 2018 : environ 739 km de bouchons cumulés lors d’un épisode neigeux majeur
  • Journée ouvrée classique : entre 300 et 500 km de bouchons aux heures de pointe
  • Incidents ou travaux importants : rarement au-delà de 600 km cumulés

Avec plus de 1 000 km enregistrés, le seuil atteint en janvier 2026 représente une augmentation d’environ 35 % par rapport au précédent record lié à la neige.

Neige, transports perturbés et sorties anticipées : un effet cumulatif

Plusieurs facteurs se sont combinés pour transformer cet épisode météorologique en un blocage généralisé du réseau routier. La neige, même en quantité modérée, a réduit l’adhérence et abaissé les vitesses sur l’ensemble des axes franciliens.

Parallèlement, les perturbations sur les transports en commun ont entraîné l’interruption ou le ralentissement de nombreuses lignes de bus et de certains réseaux ferrés. Cette situation a contribué à un report massif des déplacements vers la route.

Un autre élément déterminant a été la sortie anticipée des employés de bureau et des étudiants. Face aux conditions météorologiques et aux annonces de perturbations, de nombreux établissements scolaires, universitaires et entreprises ont autorisé un départ plus tôt que prévu.

Cette décision, prise de manière simultanée à grande échelle, a provoqué une concentration exceptionnelle des déplacements pendulaires sur une plage horaire réduite, accentuant fortement la congestion.

Les enseignements de ce record de bouchons

Cet épisode de plus de 1 000 km de bouchons cumulés met en évidence plusieurs constats structurants pour la mobilité en Île-de-France :

  • Une forte sensibilité du réseau routier aux épisodes neigeux
  • Un effet amplificateur lié à la concentration temporelle des déplacements
  • Un report rapide vers la route en cas de perturbation des transports collectifs
  • Une capacité limitée du réseau à absorber des flux exceptionnels simultanés

Conclusion

Avec plus de 1 000 km de bouchons cumulés, l’Île-de-France a connu un épisode de congestion historique directement lié aux conditions climatiques hivernales. La combinaison de la neige, des perturbations des transports en commun et de la sortie anticipée des salariés et étudiants a provoqué une saturation brutale du réseau routier. Ce record rappelle la fragilité structurelle de la mobilité francilienne face aux aléas climatiques.

Déconfinement, comment organiser une économie et une vie sociale avec moins de mobilité ?

Déconfinement, il est de nouveau possible de circuler en France mais à quoi faut-il s’attendre, la tentation ne sera-t-elle pas de se déplacer en voiture, bien installé dans son
automobile au risque de créer de gigantesque bouchon. A plus Long Terme, cette épidémie va-t-elle changer notre façon de voyager ?

La façon la plus sûr de circuler à partir du 11 mai sera-t-elle la voiture ? Est-ce la fin des vols low-cost ? Quid de l’avenir de la SNCF qui annonce déjà une perte de 2 milliards d’euros à cause du confinement et qui sollicite une aide de l’état ?

Il faut désormais reprendre le travail, il faut que l’économie reparte, mais les transports de masse tels le bus, le métro sont difficilement compatibles avec la distanciation sociale. En matière de mobilité, une série de mesure est mise en place pour la réorganisation des transports en commun afin de maintenir une distanciation sociale avec le marquage au sol, la vidéo surveillance pour le décompte des passagers, l’étalement des créneaux horaires, 1 siège sur deux dans les bus et les trains, l’usage de gel hydroalcoolic, le port du masque etc ; on réorganise donc les transports en commun afin de réduire les risque de contagion et en parallèle, on augmente de l’offre de transport alternatif avec la micro mobilité à savoir le vélo, piéton, les trottinettes électriques, l’augmentation des pistes cyclables.

Mais comment circuler sans risque ?

Les opérateurs de transport et élus locaux s’organisent avec différentes mesures ; la désinfection des bus pour éliminer toute trace de virus, les distances à respecter avec 1 siège sur deux. Bus, tramway et métro se remettent en route, la RATP prévoir de passer de 30% à 70% de ram en circulation, le port du masque sera obligatoire.

Il est en effet impossible de respecter les mesures de distanciation sans augmenter l’offre de transport. Selon les syndicats, SNCF et RATP ne peuvent pas faire de miracles, il va falloir réguler les entrées dans les infrastructures de transport, dans les bouches de métro et sur les quais comme le font les italiens à Milan. Le problème se pose particulièrement dans les transports publics en Ile de France du fait de la taille du réseau de transport et de l’afflux de voyageurs.

Les transports sont des foyers potentiels de contamination, alors pour éviter un recours massif à la voiture individuelle, le gouvernement joue aussi une autre carte, le 2 roues avec par exemple à Paris des pistes cyclables calquées sur le plan de certaine ligne de métro. Pour les trajets les plus longs en revanche, peu d’alternatives, la Sncf prévoit 1 train sur 2 dès le 11 mai et coté sécurité, elle s’en remet à l’usager pour limiter leur déplacement et privilégier le télétravail.

A Paris, Anne Hidalgo a pris des mesures, la rue de Rivoli sera interdite aux voitures et réservée uniquement aux bus, taxis, véhicules d’urgence et aux vélos. Certes, le vélo peut apporter une partie de la réponse mais le bassin d’emploi ne s’arrête pas au périphérique et tout le monde ne peut pas venir travailler en vélo.

Pour prendre du recul, il faut des mesures pour gérer la demande, il faut revoir notre rapport à la mobilité, voyager moins, voyager mieux, se déplacer à des horaires différents, le recours au télétravail. Il faut penser en terme de service de mobilité ; à l’avenir, le transport ne se résume pas à l’utilisation du véhicule individuel et du métro mais il faut penser à comment aller d’un point à un autre en utilisant toute une série de moyens de transport qui peuvent être un véhicule en auto partage, la bicyclette pour terminer un trajet ou se rendre à son bureau ; c’est une transformation complète de l’économie des transports. Au lieu d’être propriétaire d’un véhicule que l’on utilise 5 % de son temps de vie, pourquoi ne pas utiliser différents service de  mobilité pour aller d’un point à un autre?

Il faut également des réseaux internet qui puissent répondre à cette demande de télétravail, l’infrastructure en fibre optique va devenir un besoin aussi fondamental que l’électricité ou la fourniture d’eau, c’est un des enjeux majeurs de même que la 5G offrant un réseau mobile très performant.

 

Et le trafic aérien ?

Le trafic aérien est quant à lui quasiment et à l’arrêt et on redoute une hécatombe dans le secteur avec des avions bloqués au sol, alignés sur le tarmac. Quel avenir pour la compagnie Air France ?

Les compagnies aériennes sont assommées par le covid19, et les plans sociaux se multiplient. En mars, le trafic aérien mondial a diminué de 52.9 % par rapport à la même période de l’an dernier, une baisse historique. Le défi pour l’aviation est de relancer le trafic.

Les compagnies aériennes vont-elles acceptées de faire tourner leur avion à seulement 50% de leur capacité. Dans ce cas, le prix du billet devrait quasiment doubler. Si on divise par deux le taux de remplissage des avions, le modèle économique des compagnies aériennes qui est déjà fragile en temps normal avec les variations de prix du kérosène, les variations des péages dans les aéroports n’est plus rentable.

Les compagnies qui ne sont pas aidées par leur gouvernement connaissent déjà un taux de chômage partiel important et des licenciements donc l’économie du système aujourd’hui tient entièrement entre les mains des états. Sont-ils prêt à soutenir ces entreprises pour qu’elles ne s’effondrent pas et les états vont-ils imposés des règles de distanciation physique entre passager qui vont réduire drastiquement les conditions de rentabilité. Si on divise par deux le taux de remplissage des avions,, le modèle économique des avions va s’effondrer ; sans le soutien des états, c’est toute l’industrie qui s’effondre, mais le soutien des états, ce ne sont que des dettes donc des dépenses fiscales et impôts supplémentaires pour l’avenir.

Dans les aéroports, des caméras thermiques affichent en temps réel la température des voyageurs, une première en France ; dans les avions, un viruside est diffusé tous les 5 jours, les Cabines sont désinfectées, il n’y a pas de siège condamné entre les passagers pour le moment car cela n’est pas viable économiquement pour les compagnies et cette mesure est inutile au niveau sanitaire d’après le médecin Air France, qui explique que l’air est recyclée dans les avions toutes les 3 minutes donc la diffusion du virus est très limitée et avec le port du masque en plus, le risque est encore moindre. Le masque est distribué à ceux qui n’en auront pas dans leur entrée dans la cabine. Les vols pourraient reprendre à hauteur de 30% de la normale, cet été.

Le système aérien va devoir se réinventer, cette crise sanitaire est une crise systémique, on peut espérer un retour à la normal sous les 3 ans

Manifestation de VTC à Paris, blocage du périphérique parisien ce vendredi 25 janvier

Cause de la manifestation

Plus d’une centaine de chauffeurs VTC sont venus répondre à l’appel des syndicats CFDT-VTC et FO Capa-VTC après une énième hausse du prix des carburants. Bien avant le mouvement des « gilets jaunes », une revendication sur la détaxation partielle de la TICPE ou taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques a été demandée, mais a été classée sans suite. Il s’agit là d’une revendication tout à fait légitime étant donné que d’autres secteurs ont eu droit à cette détaxation dont les chauffeurs routiers et les taxis. Cette détaxation sur la consommation énergétique devient urgente au vu de l’augmentation des charges liées aux gasoils qui est à l’heure actuelle estimée entre 800 et 1 000 euros par mois si auparavant elles étaient à 600 et 700 euros par mois en 2016.

La revendication sur les cartes professionnelles

Outre la détaxation sur la consommation énergétique, il y a aussi la demande d’une tarification minimum. Selon la CFDT, en moyenne un chauffeur VTC gagne 7,56 euros brut par heure pour en moyenne soixante heures de travail par semaine, et cela pour percevoir le SMIC à la fin du mois. Pour cela, ils réclament un « numerus clausus » pour les cartes professionnelles, celle-ci étant obligatoire à l’exercice de la profession pour Uber, Txfy Chauffeur Privé et les autres. Les syndicats estiment que 35 900 cartes ont déjà été délivrées et que l’an prochain le marché sera inondé par 6000 nouveaux chauffeurs VTC.

Les manifestations VTC

Au vu de cette injustice ou comme ils l’appellent « racolage persistant », les chauffeurs VTC se sont rassemblés pour entreprendre une série de manifestations dans des endroits importants de Paris notamment les aéroports. Appelé « opération escargot », le but est de bloquer les aéroports et c’est avec l’aéroport Roissy Charles de Gaule que l’opération a commencé. On estime que 250 chauffeurs VTC sont venus se mobiliser causant un grand bouchon entre la Porte de la Chapelle et la Porte de Saint Ouen. L’opération a continué avec le blocage de l’aéroport d’Orly.
Mais cela n’en restera pas là car ce vendredi 25 janvier, les chauffeurs VTC appellent à bloquer le périphérique parisien dans les deux sens. Il s’agit là d’un appel lancer au Premier ministre Édouard Philippe comme un « appel au secours ». Au cours de cette action qui va se dérouler à partir de 13 h à la porte Maillot, les VTC ont demandé à leurs compatriotes gilets jaunes, les fonctionnaires, les ambulanciers et les retraités de rejoindre le mouvement.